Visite d’un comédien français au Lycée français de Lomé, dans le cadre du festival « Liberté de Circulation ! »

Le jeudi 19 janvier 2012, les classes de 1re S et ES ont reçu la visite d’un comédien français de la compagnie « Bulle de Zinc », Emmanuel LAMBERT, dans le cadre du festival de théâtre « Liberté de circulation » organisé par le centre Mytro Nunya à Adidigomé.
Emmanuel LAMBERT est venu leur interpréter le spectacle « Exil/Exit », monologue de 35 minutes qu’il a lui-même écrit, mis en scène par le metteur en scène ivoirien Fargass Assandé.
Voici nos impressions :
« Le texte était très touchant et recherché : un homme blanc raconte son amitié avec Abdou, immigré vivant en France. Il raconte comment il a fait sa connaissance jusqu’à son décès. L’histoire est réaliste car l’auteur s’est inspiré de plusieurs anecdotes qu’il a vécues pendant 12 ans de voyages. La mise en scène est originale puisque nous avons fait cercle autour de lui, ainsi il captait plus facilement notre attention. Il avait très peu d’accessoires, symbolisant chacun quelque chose : une veste qui incarne le souvenir précieux de l’ami mort, une chaise centre du cercle et place laissée vide par la mort d’Abdou, des pierres et une corde représentant les jours que le narrateur égrène et l’enfermement : le comédien transporte tous ces accessoires dans une seule valise, ce qui facilite ses déplacements ».

« Le comédien était incroyable car il arrivait à jouer trois rôles (narrateur vieux, narrateur jeune, Abdou). Il s’adaptait facilement et on pouvait les identifier grâce à ses gestes, ses mouvements, ses différentes intonations ».
« Habitué à faire du théâtre de rue, il n’hésite pas à jouer avec le spectateur et ses émotions. »
« Le texte soulève des problèmes actuels et des interrogations sur différentes manières de voir le monde ». « Il dénonce l’inégalité noirs/blancs pour passer d’un pays à l’autre ». « L’Européen est accueilli comme quelqu’un d’important, dans une famille, alors que dans le sens inverse c’est le contraire. »
« Au-delà des problèmes socioculturels, ce spectacle met également en avant la capacité humaine à tisser des liens rapidement, ou montre à quel point la mort d’un proche peut nous mener à la limite de la folie, ou comment on fait revivre un être cher par le souvenir. »
Mmes Rivière, Sarr et les élèves de 1re ES et S.

